On pense souvent que les découvertes musicales commencent par un concert, une recommandation ou une playlist. Au Togo Art Festival 2026, celle de Laura Prince a commencé autrement : par une simple pochette de vinyle aperçue presque par hasard.
Une curiosité, un échange, puis une écoute qui prolonge l’expérience bien après le festival.
Laura Prince au Togo Art Festival : une rencontre inattendue
Au Togo Art Festival 2026, rien ne laissait penser que l’on allait découvrir Laura Prince.
À l’origine, il n’y a pas de scène, pas de concert, pas de recommandation. Juste une pochette de vinyle qui attire l’œil. Un visage, un nom, et cette question toute simple : qui est cette artiste ?
On s’approche, on regarde, puis la discussion s’installe naturellement.
Laura Prince prend le temps d’expliquer son parcours, sans discours formaté. Elle parle de ses origines, de son lien avec le Togo, de la manière dont sa musique s’est construite. On comprend rapidement que son travail n’est pas détaché de son histoire. Il en est directement issu.
Son album Adjoko s’inscrit précisément dans cette logique : un projet né d’un retour aux racines, construit à partir d’une immersion en Afrique de l’Ouest, entre le Togo et le Bénin, avec une volonté de relier héritage culturel et création musicale contemporaine.
À ce moment-là, la découverte prend une autre dimension.
« Adjoko » : comprendre avant d’écouter

Le choix de repartir avec le vinyle ne se fait pas vraiment. Il s’impose.
Pas comme un souvenir de festival, mais comme la continuité logique de l’échange.
Ce que raconte Laura Prince donne du poids à l’objet. Adjoko, qui est aussi son prénom togolais, devient une forme de point d’ancrage, presque une carte d’identité artistique.
Une fois écouté, l’album confirme cette première impression.
Les morceaux ne cherchent pas à séduire immédiatement. Ils sont plus denses, plus enracinés. On sent une musique habitée par une recherche, avec des sonorités qui puisent dans les chants traditionnels, mêlés au jazz et à la soul.
Il y a quelque chose de plus direct, parfois plus brut, presque viscéral dans certaines intentions. Une musique qui ne s’impose pas, mais qui s’installe progressivement.
« In Your Eyes » : un contraste qui révèle l’artiste

Le prolongement de l’expérience se fait après le festival.
Sur le chemin du retour, l’écoute continue. Et c’est là qu’intervient In Your Eyes, issu d’un autre projet, Peace Of Mine.
Le contraste est immédiat.
Là où Adjoko s’inscrit dans quelque chose de plus profond, plus enraciné, « In Your Eyes » propose une approche différente, beaucoup plus épurée. Un morceau piano-voix, construit autour d’une émotion simple : celle d’un amour impossible.
Tout est plus direct. Plus accessible aussi.
La voix prend toute la place, sans artifice, dans une composition volontairement minimaliste. Le morceau ne cherche pas à impressionner, mais à poser une ambiance, avec une retenue qui tranche avec l’intensité plus brute que l’on retrouve sur Adjoko.
Ce contraste éclaire différemment l’artiste : d’un côté, une musique ancrée dans une recherche identitaire forte ; de l’autre, une capacité à aller vers quelque chose de plus intime, presque suspendu.
Laura Prince continue de développer cet univers à travers ses différents projets musicaux, à découvrir notamment sur son site officiel.





